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nouvelle prestation au Haras national de Lamballe : l’organisation des
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Le cheval Breton
Avec un effectif de 43 étalons bretons, le Haras de Lamballe est un des haut-lieux de l'élevage du cheval breton. Dans cette race qui compte chaque année plus de 2500 naissances (l'une des races de trait parmi les plus appréciées en France et à l'étranger), l'on distingue le Trait Breton du Trait Postier Breton.
Cheval des champs cheval des villes...
Issu des souches les plus anciennes de Bretagne (on dit qu'il arriva avec les premiers celtes), amélioré au fil du temps, le cheval de trait breton alliait la puissance à un certain influx nerveux lui permettant de travailler sur tous types de terrains, qualités additionnées d'un indéniable bon caractère.
Avec l'apparition fin du 19 ème siècle, début 20ème, de besoins plus diversifiés en matière de traction animale, on assiste à l'émergence des 2 rameaux qui perdurent aujourd'hui :
Le Trait Breton, rendu plus puissant encore par des apports de races plus lourdes (ardennais et percheron notamment). Il se destine plus particulièrement à l'agriculture et à la traction lourde.
Le Postier Breton, créé par des croisements entre Traits Bretons et Norfolk anglais. Plus léger, avec un trot très actif et un port de tête relevé, il devient très vite le cheval d'attelage par excellence, pour les voitures de maître, les voitures de poste, qui doivent mener bon train, mais aussi pour les besoins de l'artillerie.
De nos jours, les deux rameaux se sont rapprochés mais l'on distingue toujours le Trait breton du Trait Postier Breton, ce dernier s'illustrant brillamment en compétitions d'attelage.
Un foudre de guerre
Le Postier Breton était on l'a vu fort apprécié pour tirer calèches et breaks. Son endurance, sa force et sa rusticité, en firent également une recrue de choix de la guerre 1914-18. Puissant mais vif, il tractait les canons sur tous les terrains à vive allure. Endurant et polyvalent, il pouvait parcourir de longues distances, monté ou attelé. Rustique, il s'accomodait des conditions de vie des plus sommaires. Les qualités du Postier Breton pour l'usage militaire ou civil valurent au Haras National de Lamballe, dans la circonscription duquel les croisements avec le Norfolk avaient eu lieu, un développement spectaculaire au début du 20 ème siècle.